Marc GUERIN UN TRIATHLETE HEUREUX.
La pluie, le vent, le froid. Au moment de se jeter à l’assaut du plan d’eau d’Embrun à 6 heures du matin. Les 1100 triathlètes engagés sur l’EmbrunMan se sont sérieusement grattés le bonnet. Partira, partira pas ? Pas moins de 3000 personnes ont fait l’impasse sur une grasse matinée de jour férié pour encourager les triathlètes.
La neige et la grêle dans l’Izoard.
Après 3.8 km de nage dans une eau à 12°, c’est frigorifié qu’il fallait enfiler la tenue de cycliste. Trempés par la pluie pour entamer la partie vélo de l’EmbrunMan : 188.5 km, 5000m de dénivelé avec l’ascension du col de l’Izoard en prime. De quoi se réchauffer. L’organisateur Mr IACONO confia : jamais il n’avait fait un temps aussi lamentable, je n’ai jamais vu cela. Le 25e anniversaire fut bien arrosé et la fête un peu gâchée : NON.
Marc fut impressionné par l’engouement et les encouragements tout au long du parcours, le plus motivant c’est au col de l’Izoard. Les gens encouragent sur le côté de la route comme une étape du tour de France, de quoi être boosté.
300 abandons.
Les conditions dantesques (neige) sur les pentes du col de l’Izoard ont eu raison de la volonté de bon nombre de triathlètes. Pour faire face à ces abandons à la pelle, les organisateurs ont même fait appel à une compagnie de transport pour ramener les coureurs et leurs montures jusqu’au village départ.
42..195 km : dernière ligne droite. Un parcours agréable de deux boucles avec une difficulté : la côte chamois de 17% sur 2km. Passage en centre ville sous les encouragements du public et retour au plan d’eau.
OUF : le dernier kilomètre donne des ailes car on sait que la ligne d’arrivée n’est plus loin. Le public nous booste.
Une expérience très enrichissante sur le plan humain, les bénévoles, le public et les triathlètes ne font plus qu’un pour vous aider à atteindre votre objectif.
Marc nous confia : le corps humain est une sacrée machine, seul le mental fait craquer. A aucun moment je n’ai pensé abandonner, je pensais sans cesse à ma famille car j’avais promis de leur ramener le maillot de FINISHER.
1er Iron Man, pourquoi celui là ? Tout d’abord par ce que c’est le plus dur au monde. Le dicton précise que tu n’es pas un triathlète tant que tu n’as pas fait l’Embrun Man. Une fois terminé, tu deviens « un homme de fer ». Je voulais faire partie de cette famille.
Belle récompense non, cela mérite de se faire mal pour savourer ensuite.
Je tenais à remercier Mrs Thierry OllIVIER et Ouahid SALHI pour leur soutien. Le Pélican Club de Béthune (natation), CL Barlin (vélo) et le Jogging Club Lapugnoy (CàP) pour leur aide précieuse lors des longues séances d’entraînements.
FINISHER en 15H56 : Bravo Marco.












